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Vaginisme



Le vaginisme est une crampe involontaire des muscles qui entourent l’entrée du vagin. Il se produit comme un réflexe à chaque tentative de pénétration et peut même interdire tout examen gynécologique.

La cause première de ce réflexe est l’absence d’entraînement de ces muscles que les jeunes femmes n’ont pas le plus souvent pris l’habitude de mobiliser en s’entraînant à les contracter et à les relâcher tour à tour. Si bien que, pressés lors de la première tentative de pénétration, forcés, même très légèrement, ils réagissent par une contraction protectrice réflexe. Les essais suivants ont toutes les chances de provoquer une répétition de ce réflexe, parfois même par anticipation, ce qui finit par l’installer et le consolider.

Dans certains cas, c’est la douleur que déclenche la tentative de pénétration qui va provoquer le vaginisme. (cf. troubles de la pénétration / douleurs)

Bien sûr, toute anxiété, toute appréhension du rapport, ne peut que renforcer le risque que survienne un vaginisme. Les « histoires de filles », et tout ce que l’on a pu entendre depuis des années sur les déflorations douloureuses, les idées que l’on peut se faire sur d’éventuelles difficultés de pénétration, les images mentales que l’intrusion d’un corps étranger au plus profond de son intimité peut susciter, l’interrogation devant des sensations inconnues, sans oublier l’importance que le premier rapport a comme étape de la vie de tout être humain, il y a là largement de quoi être tendue, de quoi avoir tous les muscles de son corps (ventre, cuisses, poitrine, mâchoires) déjà plus ou moins contractés. Il faudrait être totalement inconsciente ou être dotée d’un caractère particulièrement insouciant pour ne pas avoir un minimum de tension en un moment aussi nouveau. À moins de ne plus avoir les pieds sur terre, d’avoir « décollé », grâce à une très forte excitation, une perte de conscience dans l’élan amoureux, ou même une certaine dose d’alcool…

Le blocage peut être renforcé par de multiples raisons d’origine psychologique : par exemple, la peur de la sexualité en général, l’absence d’envie d’un rapport à ce moment-là, la méfiance envers le partenaire, voire son rejet, le dégoût ou la répulsion qu’il provoque. Il n’est pas rare que ce soit l’attitude du partenaire qui crée le blocage, partenaire dont la propre appréhension peut être communicative, dont la maladresse fait peur ou fait mal, dont l’absence d’élan suscite des interrogations sur sa propre séduction… Toutes choses qui ne facilitent pas la détente !

Ces raisons psychologiques sont éventuellement renforcées par des troubles de la personnalité comme les phobies, l’anxiété généralisée, l’obsession.


La facilité du déclenchement d’un vaginisme fait qu’il y a 1000 raisons de le voir se produire. Il n’y a là rien d’extraordinaire, et la plus confiante des femmes peut se faire piéger sans avertissement.



Yves Ferroul


Voir aussi ce site dédié au problème : www.lesclesdevenus.org

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