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La circoncision, un délit ?


Le tribunal de grande instance de Cologne vient de décider que la circoncision est un délit pénal. Comme elle « modifie durablement et de manière irréparable le corps d'un enfant », elle contrevient aux droits de l'enfant à son intégrité physique. Cette décision soulève de multiples protestations chez les juifs et chez les musulmans, au nom de la liberté religieuse et des « prérogatives des communautés religieuses ».

Je voudrais apporter quelques éléments objectifs de réflexion sur ce sujet.

  1. Une religion doit accepter les lois générales du pays : ainsi la polygamie, cautionnée par certaines religions, est interdite dans les pays où la femme est juridiquement l’égale de l'homme, et où on ne peut être marié qu'à une seule femme. De même le rite de l'excision est proscrit de façon générale.

  2. La circoncision est-elle une amputation ? Objectivement, oui. Elle supprime un tissu sain, utile puisqu'il protège la muqueuse du gland, sensible, avec son millier de terminaisons nerveuses, et érogène, par son glissement en manchon sur le gland. Enlever le prépuce laisse une cicatrice, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner (douleurs, tiraillements, saignements, infections), même s'ils sont rares ; et, surtout, le gland perdra peu à peu sa sensibilité, il restera sec et l'excitation de la verge nécessitera un lubrifiant.

  3. Mais plusieurs études justifient la pratique de la circoncision, notamment pour protéger du sida ! Le problème est que ces études ne donnent pas des garanties suffisantes d'objectivité, parce quelles sont financées par les lobbys religieux et médicaux américains. Il y a à la fois des enjeux financiers énormes et des blocages religieux, ce qui ne peut que nourrir les doutes.

  4. Que dit le droit ? Il y a une « Convention internationale des droits de l'enfant » du 20 novembre 1989, qui doit servir de référence. Les droits de l'enfant sont d'abord des droits humains : dont le droit à la dignité, qui implique la protection de l'intégrité physique et mentale. Ces droits sont en plus spécifiques, tenant compte du caractère vulnérable de l'enfant : l'enfant doit être protégé contre toute forme de maltraitance, ainsi que contre toute manipulation parce qu'un enfant ne peut donner un consentement éclairé. Ces droits de l'enfant sont supérieurs aux droits des parents.

    En France, l'article 222-1 du code pénal punit les violences ayant entraîné notamment des mutilations. L'article 16-1 du Code civil concerne l'indisponibilité du corps humain notamment lorsque la personne ne peut donner son consentement. Enfin l'article 24 de la Convention sur les droits de l'enfant proscrit les interventions médicales qui n'auraient pas de visée thérapeutique.

    Donc la circoncision est clairement interdite par le droit français et le droit international.

  5. Les religions peuvent-elles changer de rites ? La religion juive en a déjà donné l'exemple : au tout le début, le sacrifice humain existait. L'histoire du sacrifice interrompus d'Isaac marque le moment où la société a évolué et ne supporte plus les sacrifices humains, et le rite disparaît. D'ailleurs, pour la circoncision, il ne s'agirait pas de disparition du rite puisqu'on pourrait simplement attendre la majorité de l'enfant pour qu'il choisisse lui-même s'il doit être ou non circoncis.

Est-ce que les religions concernées seraient lésées si elles renonçaient à la circoncision des enfants mineurs, ou, au contraire, ne seraient-elles pas bénéficiaires en adoptant une attitude positive d'acceptation de l'évolution générale de la société ? Leur image n'en sortirait-elle pas grandie ?

On pourrait mettre en parallèle à l'évolution des sociétés sur le droit des enfants leur évolution sur le droit des femmes : beaucoup de préceptes religieux sont explicables par la condition des femmes à l'époque de l'écriture des textes fondateurs, mais les responsables actuels intègrent l'égalité entre hommes et femmes dans les lois civiles pour réinterpréter les prescriptions qui iraient à l'encontre de ces changements. Ainsi, l'imam Khalil Mohammed justifie-t-il le mariage d'une musulmane avec un non musulman par le changement de société : « l'islam coranique doit reconnaître la notion radicale que les femmes sont les égales des hommes, que les femmes ont des droits légaux et que la liberté de fixer des conditions avant le mariage fait partie intégrante de ces droits ». C'est-à-dire qu'un tel mariage était interdit quand le mari avait toute autorité pour imposer sa religion à son épouse, mais est acceptable quand la femme a autant de droits que son mari. Quant aux enfants, « ils pourront choisir en connaissance de cause lorsqu'ils auront atteint l'âge requis » la religion qu'ils veulent pratiquer.


L'attitude des responsables religieux devant le changement des sociétés sur les droits des femmes devrait les guider pour intégrer le changement dans le droit des enfants.

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